Que faire en cas de piratage informatique ?

Le piratage informatique est bien loin d’être une menace anecdotique. Les actions de malveillance deviennent monnaie courante, même les particuliers ne sont pas à l’abri. Pour vous soutirer des données confidentielles ou même de l’argent, les « hackers » se montrent de plus en plus ingénieux. Comme un homme averti en vaut deux, nous vous détaillons les différents types de menaces et vous expliquons la marche à suivre suite à un piratage informatique.

Piratage informatique : quelles sont les cyberattaques les plus courantes ?

Pour les particuliers, l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) identifie 3 cyberattaques très courantes :

Le phishing ou hameçonnage

Cette technique de piratage informatique consiste à vous envoyer un email ou à faire apparaître un message pendant que vous naviguez sur le web disant par exemple « Bravo, vous avez gagné 100 000 € ! ». Vous devez cliquer ensuite sur un lien qui installe un virus nommé « malware » qui, suite à l’intrusion dans votre PC, subtilise votre numéro de carte bancaire ou d’autres informations.

Le vol de mot de passe

Les pirates informatiques utilisent un logiciel capable de surveiller votre activité et détecter les mots régulièrement saisis sur votre ordinateur. Il leur suffit d’utiliser différentes combinaisons pour trouver vos mots de passe et pirater vos comptes.

Le téléchargement furtif

Si vous n’êtes pas équipé d’un bon logiciel antivirus ou si ce dernier n’est pas à jour, des cybercriminels peuvent installer à votre insu des logiciels malveillants pour récupérer vos données personnelles. Cette cyberattaque se produit quand vous visitez des sites web non sécurisés (c’est-à-dire sans le petit cadenas fermé dans la barre de recherche).

Piratage informatique : que faire ?

Dès que vous suspectez ou constatez une cyberattaque :

  • Déconnectez vos appareils de votre réseau internet immédiatement afin de stopper la propagation du virus ou empêcher le pirate d’accéder à vos données.
  • Rassemblez des preuves : prenez des photos, faites des copies d’écran du message frauduleux et/ou notez l’adresse URL du site web d’où provient la cyberattaque.
  • Si on vous demande d’appeler un numéro pour obtenir un service d’assistance ou pour le paiement d’une rançon, n’appelez surtout pas et recopiez le numéro.
  • Purgez les caches et effacez vos cookies de navigation. Désinstallez les programmes récents qui vous semblent anormaux. Faites tourner votre antivirus pour une vérification complète.
  • Eteignez et relancez votre ordinateur.
  • Changez tous vos mots de passe, une fois la menace supprimée.

Qui contacter en cas de piratage informatique ?

Le site cybermalveillance.gouv.fr vous aide à faire un diagnostic en ligne, à corriger les problèmes et à signaler votre cyberattaque. Si vous ne maîtrisez mal l’informatique, rapprochez-vous d’un expert VIVASERVICES. Il réalise toutes les manipulations à votre place et installe ensuite les meilleures solutions de cybersécurité.

Peut-on porter plainte contre le piratage informatique ?

Bien sûr et nous vous y encourageons. Grâce à cette démarche, vous participez à la lutte contre le piratage informatique. Vous devez porter plainte au commissariat ou bien à la gendarmerie. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, envoyez un courrier au Tribunal de Grande Instance de votre région. N’oubliez pas de faire également une déclaration auprès de votre assurance.

Que dit la loi ? Peut-on porter plainte contre le piratage informatique ?

Tout à fait. Les pirates informatiques peuvent être poursuivis en justice, le Code pénal prévoit plusieurs types de sanctions :
• Accéder à un ordinateur frauduleusement est passible de 2 ans de prison et 60 000 € d’amende.
• Si les données de l’ordinateur sont modifiées ou supprimées, la peine passe à 3 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.
• Si la cyberattaque concerne un système de traitement de données personnelles géré par l’État, le pirate peut craindre 5 ans de prison et 150 000 € d’amende.

Vous vous en doutez, les procédures sont longues, mais nous avons tous intérêt à lutter contre la cybercriminalité. Alors en cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à nos experts en informatique !